Le calcul, poste par poste
Salaires et charges, congés, absences, formation, équipement, véhicule, outillage, et le temps non facturable rapporté aux heures réellement vendues.
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Chiffrage · coût horaire · marge
Un artisan qui ne connaît pas son coût horaire chargé ne vend pas trop cher ou trop bon marché : il ne sait pas. Cette page donne la méthode de calcul, les postes qu'on oublie systématiquement, et pourquoi un coefficient appliqué au déboursé se trompe sur la pose.
Ce que nous livrons
Salaires et charges, congés, absences, formation, équipement, véhicule, outillage, et le temps non facturable rapporté aux heures réellement vendues.
Le dénominateur n'est pas 1 607 heures. Déplacements, devis, administratif et intempéries ne se facturent pas et doivent être retirés.
Le coût horaire chargé n'est pas un prix. Il donne le plancher sous lequel une heure vous fait perdre de l'argent.
Une fois calculé, le coût horaire entre dans chaque devis. Notre outil le réclame au lieu de deviner quand il manque.
Un coût horaire se recalcule au moins une fois par an. Celui de l'an dernier appliqué cette année est un prix faux.
Notre approche
La méthode la plus répandue consiste à appliquer un coefficient au déboursé sec. Elle fonctionne quand la part de matériel domine, et elle se trompe dès que la main-d'œuvre devient significative, ce qui est le cas de la plupart des chantiers de rénovation. Deux chantiers au même déboursé peuvent demander un et trois jours de pose : le même coefficient donne le même prix, alors que le second consomme trois fois plus de la seule ressource que vous ne pouvez pas multiplier. C'est pour cela qu'un chiffrage doit partir des heures, pas d'un pourcentage.
Tout le monde sait additionner les charges. Presque personne ne retire correctement les heures non vendables. Un compagnon payé pour une année ne facture pas une année : il y a les congés, les jours fériés, l'absentéisme, la formation, les trajets entre chantiers, le temps passé à charger le camion, les intempéries, et les heures que vous passez à faire des devis qui ne se signeront pas. Diviser des charges annuelles par un nombre d'heures théorique donne un coût horaire minoré de vingt à quarante pour cent, et c'est cette erreur qui fait des chantiers rentables sur le papier et déficitaires à l'arrivée.
Le véhicule dans sa totalité, achat ou location, carburant, entretien, assurance. L'outillage et son renouvellement, pas seulement les gros achats. Les équipements de protection. Les assurances de l'entreprise, décennale comprise. La part de votre propre temps consacrée à la gestion, aux devis et aux relances, qui est un coût même si vous ne vous versez rien. Le local, le téléphone, les logiciels. Pris séparément chaque poste paraît petit ; ensemble ils représentent une part décisive du coût d'une heure.
Ce n'est pas votre prix de vente. C'est votre plancher : le point en dessous duquel une heure vendue vous coûte de l'argent. Le prix s'obtient en ajoutant la marge que vous visez, et cette marge est une décision commerciale qui tient compte de votre carnet, de la concurrence locale et du risque du chantier. Confondre les deux conduit soit à vendre à perte en croyant marger, soit à refuser des affaires rentables.
FAQ
Il n'y a pas de chiffre universel, et méfiez-vous de ceux qu'on vous donne. Partez de vos propres relevés d'heures sur les douze derniers mois : c'est la seule base qui décrit votre organisation, votre métier et vos déplacements. À défaut de relevés, commencez à pointer, même grossièrement, et recalculez dans six mois.
On en parle ?
Apportez vos charges et vos relevés d'heures. En trente minutes vous repartez avec un chiffre utilisable dans vos prochains devis, que vous preniez l'outil ou non.
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