La marge prévue, au chiffrage
Celle du devis signé, qui n'a de sens que si le coût horaire chargé est juste et si la pose a été comptée en heures.
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Rentabilité · marge · suivi
La plupart des entreprises du bâtiment découvrent la marge d'un chantier des mois après sa fin, par le bilan. À ce moment-là, l'information ne sert plus à rien. Cette page explique comment la suivre pendant les travaux et où la dérive se cache.
Ce que nous livrons
Celle du devis signé, qui n'a de sens que si le coût horaire chargé est juste et si la pose a été comptée en heures.
Déboursé réel contre marché : les heures pointées valorisées au coût horaire, plus les achats affectés au chantier.
Notre outil signale le chantier dès que l'écart entre marge prévue et marge réelle dépasse dix pour cent.
Sain, à surveiller, en dépassement. Lisible d'un coup d'œil sur l'ensemble des chantiers en cours.
L'avancement renseigné sur le chantier alimente la situation, pour que le facturé et le réalisé ne divergent pas.
Notre approche
Les heures d'abord, et de loin : une pose estimée à deux jours qui en prend trois consomme un tiers de marge sur ce poste, et personne ne le voit si les heures ne sont pas pointées. Les achats ensuite, surtout les petits, ceux qu'on prend chez le fournisseur du coin sans les affecter au bon chantier. Les travaux supplémentaires enfin, exécutés sans avenant : ils coûtent du déboursé et ne rapportent rien. Les matériaux chiffrés au devis, qui concentrent l'attention, sont rarement le problème.
Un bilan annuel vous dit que l'exercice a dégagé tel résultat. Il ne vous dit pas quel chantier l'a construit ni lequel l'a mangé, et il arrive quand tout est terminé et facturé. Pour agir, il faut l'information pendant les travaux : à mi-chantier, une dérive se rattrape par une réorganisation, une renégociation d'avenant ou un arbitrage sur une finition. À la fin, elle se constate.
Un seuil d'alerte doit être assez haut pour ne pas déclencher à chaque aléa, et assez bas pour laisser un temps de réaction. Dix pour cent d'écart entre marge prévue et marge réelle remplit ces deux conditions dans la pratique courante : en dessous, c'est le bruit normal d'un chantier ; au-dessus, il y a une cause identifiable. Ce n'est pas une vérité universelle, c'est le réglage par défaut de notre outil, et il se discute selon votre métier.
C'est la dépendance qu'il faut accepter : tout le suivi de marge repose sur la valorisation des heures, donc sur votre coût horaire chargé. Si ce coût est minoré, parce que les heures non vendables n'ont pas été retirées du calcul, vos chantiers afficheront une marge flatteuse et votre exercice sera décevant. Le suivi de marge ne répare pas un coût horaire faux, il le propage.
FAQ
Commencez par les plus gros et les plus longs, où une dérive coûte le plus et se rattrape encore. Les petites interventions se suivent globalement, par type, plutôt qu'une par une. Un suivi exhaustif abandonné au bout d'un mois vaut moins qu'un suivi partiel tenu toute l'année.
On en parle ?
Prenez un chantier dont vous pensez connaître le résultat. On le reconstitue ensemble, heures et achats compris. L'écart avec votre intuition est souvent l'argument décisif.
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